Pilotage en Côte d'Ivoire

Historique du pilotage

Avant et durant la construction du canal de vridi qui a permis l’ouverture du port d’Abidjan, il existait d’autres ports :

  • Le premier port fut créé en 1687 à Assinie par le père GONZALVEZ et abandonné en 1704
  • Le port d’Assinie récrée suivis des ports de Grand-Bassam et de Dabou, tous les trois furent ouverts par le Capitaine de vaisseau Bouët-Villaumez
  • Les ports de Grand-Lahou et de Jacqueville en 1880
  • En 1881, les ports de Sassandra et de Tabou
  • En 1922, le port de Grand-Bassam appelé le wharf
  • En 1931, le port de Port-Bouët situé à l’actuel emplacement du phare d’Abidjan

Le canal de VRIDI

L’accès difficile des précédents ports a donné l’idée géniale aux autorités administratives de quérir un port d’accès facile. C’est ainsi qu’en 1903, une première tentative d’ouverture d’un canal reliant Abidjan à Vridi, soit la lagune Ebrié à l’océan Atlantique, débute à Petit-Bassam. Le chantier était rendu difficile par ce que les ingénieurs avaient appelé « le trou sans fond », qui aspirait le sable. Il s’avéra que ce phénomène géologique fit l’effet inverse: il rejeta toujours plus de sable, rendant impossible la poursuite du creusement du canal. En 1905, eut lieu l’effondrement de tout ce qui avait été construit durant deux ans.

On trouva une alternative au projet initial: construire un canal entre la lagune Ebrié et l’océan pour les bateaux à forte contenance. La construction commença en 1912, mais fut bientôt freinée par la Première Guerre Mondiale, puis paralysée par la farouche opposition des commerçants au projet. Parallèlement, les études autour du canal de Vridi se poursuivent, la difficulté étant d’éviter le « trou sans fond ». En 1919, deux ingénieurs présentent une nouvelle solution: relier Vridi à Abidjan par un canal construit loin du « trou sans fond » et édifier le port dans la baie du Banco. Cependant, tous les projets de construction sont abandonnés en 1923 par décision du Gouverneur Antonetti et de l’inspecteur général Ficatier.

En 1927, l’entreprise Schneider-Daydé est chargée d’étudier le projet. Dans son rapport, elle propose l’édifice d’un canal de 150 mètres de large, à l’endroit où le cordon littoral se rétrécit, loin du « trou sans fond ». La solution finale fut trouvée par Roger Pernlad-Considère, qui suggéra de construire le canal 3 kilomètres à l’est de l’emplacement proposé par les études des ingénieurs Michel et Noël et de l’entreprise Schneider-Daydé. Son projet fut testé dans un laboratoire Hollandais, puis adopté officiellement le 17 décembre 1935. Le canal serait d’une largeur de 200 à 370 mètres, d’une longueur de 2,7 kilomètres et d’une profondeur de 11 à 15 mètres. La construction débutera en 1936, menée par l’entreprise de Construction du Port d’Abidjan (CPA) qui regroupait plusieurs sociétés. Après une interruption causée par la Seconde Guerre mondiale, les travaux reprirent et le canal fut ouvert le 23 Juillet 1950, et le port le 1er juillet 1951, le canal de vridi a été inauguré en présence du Ministre français d’outre-mer Mr François Mitterrand, suivi de l’ouverture du port d’Abidjan le 1er août 1951.

L'exploitation du CANAL de VRIDI

Le premier bateau à avoir franchi le canal de vridi fut le paquebot nommé « le Banfora ». Il a été piloté par le Commandant Larose, premier pilote et premier Commandant du port d’Abidjan. Mr Larose de nationalité française, a été le seul pilote de son époque en Côte d’ivoire et le premier à franchir le canal de vridi avec un bateau. Il fut le concepteur du balisage du port d’Abidjan. Ce chenal conçu à l’aide de bouées flottantes, visibles encore aujourd’hui, est son œuvre. Le « Banfora » a été accosté au quai bananier, premier quai du port d’Abidjan. Ce quai était composé uniquement de deux postes à quai. La Direction Générale du Port, à l’époque, résidait dans le bâtiment abritant l’actuelle école de l’administration des douanes. Après le départ du pilote Larose en 1953, son élève et adjoint, le chef pilote et Commandant du port René Lescaudron, l’a remplacé. C’est ce dernier qui a formé tous les pilotes français qui lui ont succédé. Nous nous rappelons, entre autres, des pilotes : Renouf - Merintié - Lecourt, Chef pilote - Foucarde - Chaze - Chamagne - Heyries - Martinet, Chef pilote - Boutrais - Salvati - Content - Diverres - Besançon - Doussain - Le vaillant - Bucas, Chef pilote - Mirebeau, chef pilote - Begou Christian

Pour faire face au trafic maritime sans cesse croissant, il était donc impératif d’ouvrir d’autres postes à quai et de recruter du personnel, notamment de nouveaux pilotes. Ainsi, le nombre de pilotes est passé de 01 (un) en 1951 à 26 (vingt-six) en 2015. Monsieur Koffi Adjo Célestin de la promotion maritime de 1970 est le premier pilote africain d’origine ivoirienne appelé au port d’Abidjan. Après lui, ont suivi les pilotes N’zi Konoumi et Tiétié Bodoua en 1974 et les pilotes Abbey Augustin et Amoa Paul en 1979. Ensuite d’autres promotions ont vu le jour :

  • 1985: Alladé Gnui, Chef pilote et Commandant du port - Feu Allah André - Feu Tanoé Gnanzou - Kanté Bamognima, Chef pilote
  • 1986: Bombo marcel, chef pilote - Ouattara Mama - Feu Assaba Assaba Hubert - Konaté Lancina
  • 1990: Kra Konan, Actuellement Chef Pilote - Soro Bakari
  • 1992: Issa Silue - Sylla Siaka
  • 1996: Bouazy Kobenan - Adji Kouadio - Zogoury Blaise
  • 1998: Fofana Gaoussou, Actuellement Chef pilote adjoint - N’guessan Gilbert - Ayouwa Ignace - Koffi Kodja
  • 1999: Dégoué Benjamin
  • 2004: Touré Soronan - Camara Sékou - Konoumi Yao Jean Marc - Paraiso Adrien - Jean François
  • 2005: Konan Koffi Olivier - Coulibaly Kata - Sylla Ibrahima - Yoro Bi Goulé
  • 2009: Samy Bi Irié Eddy Mathieu - Touré Drissa - Tekoua Beugré Godens - Diby Koigny Claude Stanislas - Djé Bi, Permissionnaire
  • 2013: Kacou Yinsi Paul - Kra Koffi Mouroufié Jean Louis - Kouamé Alluih Raphael - Kouakou Edino Constant - N’da Kouadio Jean Marc - Touré Mamadou
  • Formation et mission du pilote

    Chaque port dans le monde dispose de pilotes attitrés, maitrisant le plan d’eau et le chenal qui lui sont spécifiques. Le niveau initial exigé est celui de la classe de terminal, à partir duquel la formation des pilotes s’effectue en deux temps :

    • 3 à 5 de formation à l’Académie Régionale des Sciences et Techniques de la Mer d’Abidjan ou tout autre formation équivalente (Officier de marine ou Officier Spécialisé de la marine nationale branche Opérationnelle ou navigation)
    • 5 ans de pratique de la navigation au long cours.
    Au port d’Abidjan, les navigants, ayant obtenus une grande expérience au long cours et remplissant les conditions de recrutement tel que définies dans l’arrêté N°196 METT du 17 mars 1992 portant règlement organique des stations de pilotage des Ports maritimes ivoiriens, sont recrutés sur concours. Les candidats reçus au concours sont nommés élèves pilotes et font en cette qualité un stage de trois mois (3) sous la direction du chef de la station de pilotage. Ils doivent effectuer mensuellement soixante manœuvres dont au moins trente entrées et vingt-cinq mouvements de nuits. Les élèves pilotes dont le stage a été concluant sont nommés en qualité d’aspirants pilotes et engagés à titre provisoire pour une durée de six mois. Après les six mois de service effectif, les aspirants pilotes sont définitivement engagés avec délivrance, par la direction chargée des affaires maritimes et portuaires, d’un brevet de pilote valable pour la station de pilotage.

    Le pilote est un agent assermenté de l’état. Sa mission principale se définie comme étant un service d’assistance donnée aux capitaines pour la conduite du navire dans la zone ou cette assistance est jugée utile. Le commandement d’un navire étant de la compétence du Capitaine du navire, le pilote n’étant pas autorisé à le prendre. L’Organisation maritime internationale (OMI) a arrêté que le pilote assiste les capitaines de navires, afin d’éviter d’éventuels accidents dus à la méconnaissance des profondeurs et des mouvements des eaux locales.

    Au-delà de cette tâche principale, il est appelé à :

    • La surveillance et à la vérification des profondeurs des eaux
    • La rédaction des procès-verbaux, en sa qualité d’agent assermenté de l’Etat et en cas d’infractions en matière de sécurité.

    La station de pilotage est la cheville ouvrière de l’activité du port d’Abidjan, en ce sens que ses prestations annuelles génèrent en moyenne 550 navires/mois

 

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Ibrahima SYLLA
M. Ibrahima SYLLA Président de l'ASPMCI
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Au nom du conseil d’administration, je vous remercie de l’intérêt porté à notre association.